Grenelle en bref

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En France, les logements représentent 57% de la consommation d’énergie finale des bâtiments (résidentiel + tertiaire), c’est-à-dire 25% de la consommation finale énergétique tous secteurs confondus.

Dans le cadre de la lutte contre l’effet de serre et le réchauffement climatique, des objectifs ambitieux de réduction des consommations ont été fixés. Le récent Grenelle de l’Environnement prévoit ainsi d’ici 2012 de réduire de 12% les consommations d’énergie dans les bâtiments résidentiels existants et de limiter les consommations dans le neuf à un niveau de 50 kWh/m2/an d’énergie primaire (240 kWh/m2/an aujourd’hui).

Jusqu’à présent, les efforts de recherche ont surtout porté sur l’amélioration de l’isolation des bâtiments et sur l’augmentation du rendement des équipements (chaudières à haut rendement, électroménager de classe A, etc.). Or, le niveau des consommations domestiques dépend aussi fortement des occupants. Des études ont montré que 33% des consommations d’énergie sont imputables au comportement des occupants aux Etats-Unis (Sonderegger, 1978) et 26% aux Pays-Bas (Verhallen et al, 1981). Les consommations dans des maisons similaires peuvent facilement varier d’un facteur supérieur à 2 selon le comportement des habitants (Sonderegger, 1978 ; Curtis, 1992-93 ; Keesee, 2005).

Ces résultats suggèrent que la modification du comportement des occupants pourrait contribuer à réduire les consommations d’énergie en résidentiel. Il faudrait pour cela favoriser les pratiques permettant des économies et décourager les usages sources de gaspillage. Mais la plupart des gens n’ont qu’une idée très vague de leurs consommations pour les différents usages domestiques. La principale source d’information est la facture mensuelle ou trimestrielle, voire annuelle. Le compteur (électricité, gaz,..), est très mal adapté pour le suivi des consommations car il est souvent installé à l’écart des lieux de vie et de passage et il ne fournit qu’une valeur globale cumulée. Il semble donc utile de fournir en temps réel aux occupants des informations sur leurs consommations avec un niveau de détail suffisant : les occupants pourraient ainsi supprimer ou réduire leurs consommations inutiles et évaluer facilement les économies résultant des modifications de leur comportement.